Chez In Movere Associés, sur 10 accompagnements en coaching de crise, la moitié présente un profil neuroatypique.
Burn-out, harcèlement, questionnement existentiel lié à la perte de sens et derrière, bien souvent, un TSA, un TDAH, un profil DYS ou HPI/HPE qui a passé des années à se sur-adapter en silence.
Ce que j’observe systématiquement : Une personne neurodivergente qui intègre le monde du travail apprend très tôt à compenser ce qu’elle perçoit comme ses « décalages » : décoder les codes implicites de l’entreprise, ces règles non dites qui régissent les relations et peuvent heurter ses valeurs, canaliser son intensité du fait de son hyper excitabilité (intellectuelle/émotionnelle/créative/motrice), masquer ce qui pourrait paraître « bizarre » à ses collègues. Ce masking permanent a un coût : hypervigilance, épuisement identitaire, perte progressive du sens de soi. Or ce que la personne neurodivergente masque, c’est précisément ce qui fait sa valeur : l’hyper focus, la pensée innovante, la créativité, ce que Sabrina Menasria appelle les M.A.D. skills, ces compétences qui font la différence.
Pourquoi c’est un enjeu stratégique pour les entreprises : Parce que quand le système craque, ça coûte cher, humainement d’abord, puis financièrement (absentéisme, turn-over, enquêtes RPS). Et parce que nommer ce lien plus tôt permettrait d’éviter bien des effondrements. Mais c’est aussi une ressource précieuse dont les entreprises se privent car ces profils traitent l’information différemment, voient ce que les autres ne voient pas encore à la condition que l’environnement leur permette d’exister sans se trahir.
Si vous accompagnez des équipes où certains profils restent « inexplicables » malgré toute votre attention, parlons-en.
Emmanuelle WEBER – Co-fondatrice In Movere Associés